
Google se targue depuis plusieurs années, et c'est ce qui fait sa force vis à vis des industriels des Télécoms, de proposer un système d'exploitation (OS) complètement ouvert pour les Smartphones. Ouvert veut dire qu'à la différence d'Apple pour ses produits iPhone et iPad, les produits Google peuvent être personnalisable à souhait, soit par l'ajout d'applications supplémentaires, soit par l'ajout d'interface tactile spécifique comme pour HTC avec son système de navigation Sense.
Mais le débat selon lequel Google pourrait un jour ou l'autre fermer son OS continue d'animer bon nombre de discussions. Pourtant, la semaine dernière, Google par le biais de son vice Président Andy Rubin, a réaffirmé, en refutant les rumeurs selon laquelle le géant prendrait de plus en plus le contrôle de son OS, son intention de laisser son système ouvert aux développeurs.
Cette annonce devrait rassurer les développeurs mais aussi les opérateurs proposant leurs propres applications "maison" ainsi que les constructeurs en leur permettant de personnaliser l'interface et améliorer les fonctions applicatives de leurs téléphones. En effet, Google ne croit pas en un seul et unique OS identique pour tous les Smartphones Google du marché, ce qui rendrait moins attrayant la multiplication des Google phone. Google pousse au contraire la diversification de son OS par les constructeurs et les opérateurs pour chaque modèle, les rendant unique pour l'utilisateur.
Mais est ce que cela devrait rassurer les consommateurs et utilisateurs de Smartphones ? Car l'intérêt caché de Google à travers une stratégie de prise de contrôle des téléphones serait exclusivement d'atteindre le consommateur final et récupérer ainsi ses usages et informations personnelles (localisation, tagguage de photos, compte Gmail, etc...). Tant que les opérateurs et les constructeurs pourront personnaliser les fonctions de l'OS Android, l'utilisateur peut encore être protégé d'un OS intrusif s'il devait existé un jour.
De même que se passerait-il si demain un constructeur ou un opérateur décide d'intégrer un moteur de recherche tiers à celui de Google comme Bing le moteur de recherche de Microsoft ou même celui d'un opérateur comme celui de SFR ou Orange ? Pas évident pour Google donc de laisser faire, en voyant son business de récupération d'informations sur les utilisateurs lui passer sous le nez...
C'est ce qui a pu se produire à l'automne dernier entre le constructeur Motorola qui souhaitait utiliser le système de localisation de Skyhook Wireless sur ses Google phones à la place de Google Maps et Google qui a clairement orienté les constructeurs à utiliser son système de localisation maison et ne pas passer d'accord avec Skyhook même si l'expérience utilisateur aurait pu en être amélioré.
Les moyens de pression de Google vis à vis de ses partenaires pouvant se faire par une mise à disposition de la validation de leur version retardée par exemple ou dépriorisée, ce qui aurait un impact majeure et financier pour les constructeurs.
On voit bien que pour Google, malgré son discours d'ouverture, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, selon que son business stratégique est impacté ou pas.
Quoiqu'il en soit, méfiez-vous toujours à l'achat d'un nouveau Smartphone des fonctions "par défaut" activés sur votre téléphone. Si à la première utilisation le GPS ou le WiFi sont préactivés alors, c'est que le constructeur aura "laisser faire" l'éditeur à l'origine du système d'exploitation pour récupérer des informations. Aujourd'hui, la récupération des données informatiques sans l'accord préalable de l'utilisateur est interdite....Pour combien de temps encore...
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