
Aaaaah… la Saint Valentin… On assiste en ce moment à un étalage de cœurs guimauve-chamallow-roses-bonbon (à porter, à manger, à avaler), de messages plus ou moins (mais beaucoup plus que moins) copiés-collés identiques de, "je-t'aime-tu-es-l'amour-de-ma-vie-moi-zoci", et de "ça fait deux jours trois quart qu'on se connait, il a intérêt à m'acheter mon bouquet de 12-roses-rouges-à-49-euros-chez-Interflora" (enseigne qui serait bien mal avisée de ne pas multiplier ses prix par 12, justement, en ce jour de ventes exceptionnelles vu qu’il faut quand même se lever de très bonne heure pour voir les garçons prendre un abonnement chez le fleuriste les zôt’ jours de l’année).
Et sans oublier que le must est de se faire livrer au boulot pour en faire baver de jalousie les collègues-amoureuses-elles-aussi. Seulement voilà, cette année, ça tombe un dimanche…
Par contre, aucune originalité... Y’en a pas un qui profite des campagnes SMS pour dire "ramène la mie, j'ai acheté la croûte". Pas un qui dit "chéri, et si à la place des roses annuelles que si je-ne-les-offre-pas-je passerai-la-nuit-seul-sur-le-canapé, je t'offrais les graines de rosier, le pot de terre et la jarre pour les arroser pour que tu saches que l'amour que je te porte est éternellement éternel ? " (c’est vrai que ce dernier, on n’en veut pas).
Bon, moi je dis, de toute façon tout cet étalage euro-amoureux-guimauvé n’a qu’un seul effet : faire marcher le commerce en utilisant des recettes ...qui marchent… mais qui sont d’une platitude…Alors passons aux choses sérieuses et amenons de la sensualité, bordel ! 
Appelons un chat… une boule de poils… et reconnaissons que le mieux à deux, c’est tout de même les câlins, non ? Dans ce monde cruel-et-économiquement-crisé, revenons à l’essentiel de l’essentiel : le plaisir.
Oui mais c’est quoi le truc techno-original de Mamzelle Mobile pour pimenter ce qui risque de ressembler à un dîner-semi-(voire complètement)-obligatoire-dans-un-restaurant-qu’on-aura-juste-omis-de-réserver-à-l’avance. Vous en faites pas, j’ai cherché pour vous (vous me remercierez plus tard) le truc qui va vous sauver votre dimanche (par contre je ne peux rien pour les repas de famille et autres contraintes dominicales voire rancards improvisés). (La lecture s’arrête ici pour ceux qui ne souhaitent pas qu’on leur abîme leur petit cœur guimauvé…). 
Pour la fête de sieur Valentin et de dame Valentine, je vous propose de pimenter quelques heures de votre vie grâce au…massage ! Alors,
1. Pour le prix de cinq bouquets, vous prenez des cours de massages traditionnels thaï ; oui je sais, suis allée le chercher loin celui-là, fallait bien que je le place quelque part… (j’en prends actuellement des cours mais la liste des cobayes ne veut pas dépasser le stade de "euh… je vais y réfléchir"). Ce n’est pas indolore (faut bien se les décoincer les boules de nerfs, elles vont pas disparaître comme ça), on se retrouve un peu contorsionné, sur une surface moins moelleuse qu’un matelas, mais bon, ça change des massages de dos huilé et, si c’est bien fait, ça reste agréable. La techno là-dedans ? Aucune, à part le site internet sur lequel on consulte les formalités du cours. L’avantage : un corps à corps inoubliable, un bien être à court terme et un sujet de discussion ou de dispute, bref, une animation assurée…L’inconvénient : on reste habillés… mais bon, à vous d’inventer le reste...
2. Pour le prix de deux bouquets, vous pouvez vous procurer l'outil des outils esthétiquement-beau-tout-courbé-tout-bien-comme-il-faut et "designé" par les grandes marques du tout-petit-électroménager-forme-et-beauté : le masseur sensuel, en forme d’ovni, couleur pourpre (une grande théorie du moment dit que c’est une couleur tendance, alors si c’est tendance…). L’inconvénient c’est que son autonomie n’est que d’une heure et qu’il faut patienter 24h pour son rechargement complet, autant dire qu’il ne faut pas se louper sur la programmation. L’avantage : on est déshabillés… ou pas, c’est vous qui voyez…
3. Et sinon, pour le prix d’un iPhone (bouchée de pain chez le tabletteur du coin), vous avez l’imposture du siècle : l’application «Massager» qui ne fait que faire vibrer votre joujou iphonique, avec plus ou moins d’intensité (c’est comme si vous vous appeliez en permanence, en mode vibreur, pendant les 20-pauvres-minutes-d’autonomie-plein-pot-reconnue de l’iPhone). Et en prime, ils vous ont dessiné un alien. L’avantage c’est que si on n’a pas d’amoureux on peut l’utiliser tout(e) seul(e), sur sa tête, son bras, son cou, ou ailleurs. L’inconvénient c’est qu’en plus de ne pas être "designement" adapté aux courbures du corps, cet "outil" nous offrira juste la possibilité de nous prendre toutes les ondes du réseau dans la tête.
En conclusion mes amis, la technologie n’est qu’un moyen, c’est à vous d’inventer l’usage qui vous convient et qui renouvellera votre contrat d’amoureux (car n’oubliez pas que si vous vous plantez ce jour là, vous êtes juste sûrs de l’entendre pendant des mois…).
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